Comment l’outil aide-t-il à repérer l’hameçonnage ?
Les messages frauduleux par SMS, WhatsApp ou e-mail (« votre colis est bloqué, payez des frais », « votre compte bancaire est suspendu ») reposent sur un lien qui imite un site officiel. Cet outil analyse le texte du lien sans l’ouvrir, affiche le domaine réel de destination et explique chaque signe suspect simplement.
Mode d’emploi
- Copiez le lien du message sans l’ouvrir (appui long, puis « Copier le lien »).
- Collez-le : le résultat s’affiche aussitôt.
- Regardez d’abord le « Domaine réel » : est-ce bien le site de l’organisme cité ?
- Lisez les remarques ; en cas de « Risque élevé », supprimez le message.
Règle d’or : lire le domaine par la fin
Dans cihbank.ma.account-update.xyz, on croit voir la banque car son nom vient en premier, mais le vrai domaine est formé des deux dernières parties : account-update.xyz. Tout ce qui précède peut être choisi librement par l’escroc. L’outil met cette partie en évidence.
Que vérifie l’outil ?
- L’absence de HTTPS et les adresses IP à la place d’un nom de domaine.
- Les noms d’organismes connus (banques, poste, livreurs, plateformes) sur un domaine qui ne leur appartient pas, ou imités avec des chiffres comme
paypa1. - Les lettres d’autres alphabets qui ressemblent au latin, et le Punycode.
- Les liens raccourcis, les extensions fréquentes dans le spam, les nombreux sous-domaines et tirets.
- Le signe @ dans le lien et les liens vers des fichiers exécutables.
Limites
L’outil n’interroge pas de liste noire et ne visite pas le site : un lien frauduleux récent et soigné peut passer sans alerte. La règle essentielle : ne saisissez vos données de carte ou un code de vérification que sur un site ouvert par vous-même (adresse tapée ou application officielle), jamais depuis un lien reçu. Si un texte suspect contient des symboles cachés, essayez le détecteur de caractères invisibles.